2 Comments

  1. Chacune des rides du vieil homme exprime la rudesse d’une vie sur des rails, qu’on imagine essentiellement de labeur, de sacrifice, de résignation. C’était le bagne dirions-nous aujourd’hui, d’ailleurs sa chemise rayée n’évoque-t-elle pas le bagnard ? Elle fait écho à la tenue du personnage à l’arrière-plan plus jeune, tandis que les vêtements des encore plus jeunes à droite qui tournent le dos à ce passé sont blancs. Auront-ils plus de choix pour conduire leur existence ? Quelle dignité chez ce vieil homme qui semble citer Pablo Neruda par ce regard semi pensif et sa mâchoire déterminée : confieso que he vivido.
    La société semble l’oublier, mais heureusement ce jour là une vraie photographe était présente pour le mettre une dernière fois au premier plan !

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    1. En français j’aurais plutôt choisi l’expression « aller au charbon ». Dans les Asturies, c’était simplement se lever le matin pour descendre en enfer en espérant vivre assez longtemps pour le raconter à ses petits enfants. Le frère de ma mère l’a vécu et le racontait sans amertume… aller au charbon, c’était faire vivre sa famille avec la promesse d’un avenir meilleur.

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